En 2002, Plaimont crée le 1er conservatoire ampélographique privé de France

Qu’est-ce que l’ampélographie ?

C’est tout simplement la science de l’identification et de la description des cépages. Ampélographie est issu du grec : « ampélos » pour la « vigne », « graphein » pour « écrire ». Au début du XXème siècle, deux hommes – Pierre Viala et Victor Morel – tentent, pour la première fois « d’écrire la vigne ». Ils produisent un ouvrage en 7 volumes, « Ampélographie : Traité général de viticulture », une véritable encyclopédie, qui décrit quelque 5 200 cépages cultivés dans le monde.

Dans le Gers, une « bibliothèque de cépages »

Plaimont est particulièrement impliqué dans la recherche ampélographique. Entre 1950 à 2000, plusieurs ampélographes et techniciens ont parcouru le territoire pour dresser un inventaire des cépages et des « très vieilles parcelles ». Ils identifient un patrimoine remarquable, unique en France, qui va donner naissance, en 2002, au Conservatoire Ampélographique de Saint-Mont. Une « bibliothèque vivante » qui accueille une collection de 37 cépages (17 blancs, 19 noirs, 1 rosé) autochtones du Piémont Pyrénéen, dont une Lambrusque véritable et un mutant de Fer Servadou. Douze cépages sont originaux, inconnus précédemment.

Un vignoble expérimental

Les cépages retrouvés ont été plantés sur un vignoble expérimental du Sud-Ouest (2002-2004), soigneusement observés (2004-2008), avant de faire pour certains l’objet d’une micro-vinification (2008 -2015). Si l’objectif numéro un reste la conservation, certains cépages ont déjà démontré des caractéristiques intéressantes. C’est le cas, par exemple du Manseng Noir dont on avait retrouvé un seul pied et qui est aujourd’hui cultivé sur plusieurs hectares.

Une vigne inscrite Monument Historique

Découverte dans les années 1970 par les ampélographes, la parcelle Sarragachies est un vrai trésor. Plantée avant 1830, elle présente la caractéristique rare d’avoir résisté au phylloxéra, ce puceron qui a ravagé une bonne partie des vignes françaises à partir de 1863. Son inscription aux Monuments Historiques – une première dans l’univers végétal – reconnait sa valeur patrimoniale exceptionnelle :

  • Une parcelle de vigne de près de 200 ans, la plus ancienne en France dans cet état de préservation.
  • Une surface de 21 ares qui témoigne du micro-parcellaire paysan au début du 19ème siècle.
  • Une protection naturelle contre le phylloxera grâce à un sol sableux.
  • Des techniques culturales de plantations, abandonnées après les ravages du phylloxera : au carré, en hautain, en pieds doubles et franc de pied.
  • Une diversité génétique exceptionnelle : 21 cépages rares, dont 7 encore inconnus.

La recherche ampélographique

Plaimont poursuit la recherche. Des Rencontres Ampélographiques sont régulièrement organisées, elles réunissent dans le Gers les plus grands spécialistes de la discipline. Le Conservatoire Ampélographique de Saint Mont a plusieurs objectifs :

  • Poursuivre la préservation du patrimoine local
  • Améliorer la connaissance des cépages retrouvés
  • Préserver la typicité des vins
  • Intégrer les évolutions climatiques